L'alcoolémie s'additionne !
Si de l'alcool est de nouveau absorbé, alors que la dose précédente n'est pas éliminée, il y a accumulation. Ainsi, après des ingestions successives de boissons alcooliques étalées au long de la journée, la courbe présente une allure EN DENTS DE SCIE.

Le taux d'alcool dans le sang augmente du même coup et le temps nécessaire à son élimination s'en trouve rallongé. D'où le risque d'aboutir à une imprégnation alcoolique permanente. Même légère, elle n'en est pas moins nocive à long terme car elle sape les défenses de l'organisme et le rend vulnérable, perturbant ses fonctions, notamment cérébrales.
À retenir: l'alcoolémie varie :
> en fonction du temps : elle augmente rapidement au fur et à mesure de l'absorption intestinale puis diminue lentement à la suite de la dégradation de l'alcool par le foie,
> selon que l'alcool est consommé à jeun ou au cours d'un repas,
> selon la quantité ingérée mais aussi le degré alcoolique de la boisson,
> selon les individus : une même dose n'a pas le même effet sur chacun,
> selon le sexe : la femme est plus sensible que l'homme,
> selon l'état général de la personne : fatigue, maladie,
> selon son poids : plus le poids du sujet est faible plus l'alcoolémie est élevée,
> selon les médicaments absorbés.
NOTA - Un surpoids dû à l'obésité produit toutefois l'effet inverse : les tissus adipeux, imperméables, freinent la diffusion de l'alcool.