Accueil >  Alcool Espace < Accueil
Infos


L'Alcool
Alcool et grossesse
La Dépendance
Cerveau et Dépendance
Alcool: fausses idées
Alcool: faits et effets
Alcool : effets CT et MT
Intoxication: symptômes
La Polyconsommation
L'alcool au volant
L'alcoolémie, c'est quoi?
Testez votre alcoolémie
Boissons: taux d'alcool
Tabelle d'alcoolémie
Consommation: réduire
Comment se soigner?
Personne soûle: réagir
Glossaire
Articles - Téléchargmts

Alcool et grossesse
L'alcool est préjudiciable au bébé. Consommer de l'alcool pendant la grossesse peut causer des malformations congénitales, des perturbations du développement et de la croissance, ainsi que des troubles du comportement.
On dit que le nouveauné souffre d'un «syndrome fœtal alcoolique» (SFA). Ce syndrome comporte en partie des dommages graves, qui ne sont pas guérissables pour l'enfant. Chaque cas est une tragédie humaine qui peut être évitée. Dans le grand public, on tait l'importance problématique du syndrome fœtal alcoolique. Il est temps que cela change!
Où se situe la quantité d'alcool maximum? Y a-t-il des périodes de la grossesse à plus haut risque? Quel est le rôle du père? Où trouver l'aide?

Le syndrome fœtal alcoolique
Par syndrome fœtal alcoolique (SFA) ou embryopathie alcoolique, on entend une atteinte (lésion) à l'enfant, qui provient d'une consommation d'alcool excessive et/ou chronique de la mère pendant sa grossesse.

Diagnostic du SFA
Même pour un médecin expérimenté, il n'est pas toujours facile de constater la présence d'un syndrome fœtal alcoolique, en particulier dans les cas légers. Il existe pourtant une série de caractéristiques physiques typiques, telles que:
- petit pourtour crânien (microcéphalie)
- rides aux coins des yeux
- petites ouvertures des yeux
- pont nasal profond
- nez court et aplati
- fine lèvre supérieure
- absence de couloir entre la lèvre supérieure et le nez (philtrum)
- mauvaise croissance et insuffisance de poids.
Clic ici pour image grand format

Dans un grand nombre de cas toutefois, de petites anomalies physiques ne se verront qu'aux limites du spectre normal de développement. Ceci est également valable pour des comportements surprenants et des retards du développement mental, tels que:
- hyperactivité
- manque d'attention
- difficultés d'apprentissage
- motricité fine entravée
- difficultés d'adaptation à de nouvelles situations
- retard dans le développement mental
- troubles du langage
- troubles de l'ouïe
- troubles de l'alimentation.
Selon les modes de consommation de la mère, les lésions dues à l'alcool auront des formes et degrés différents chez l'enfant. Dans les cas graves, des malformations peuvent toucher le cœur, les organes sexuels, les reins, ainsi que les extrémités et le squelette; elles causent des lésions cérébrales irréversibles.
Le concept d'«effets fœtaux alcooliques» est utilisé pour des dommages plus légers causés au fœtus par l'alcool. Les antécédents de la mère par rapport à sa consommation d'alcool sont très importants pour le diagnostic. En effet, aucun test simple de laboratoire ne permet de repérer le syndrome foetal alcoolique. La plupart du temps, il est très difficile de percer le secret de la consommation maternelle d'alcool. Ce d'autant plus que les normes sociales poussent souvent les femmes à boire en cachette.

Fréquence du SFA
Parmi toutes les substances nocives prénatales, c'est l'alcool qui a le plus gros impact et la plus grande importance médicale.
Bien que le syndrome fœtal alcoolique provoque le plus souvent des lésions engendrant des malformations, on passe sous silence le rôle de l'alcool durant la grossesse. Partout, on l'évince, on le banalise, on le tait. Des études faites en Allemagne, aux Etats-Unis et en France laissent conclure que deux à trois nouveau-nés sur mille sont atteints de ce syndrome.

Phases critiques de la grossesse
Il est évident que pour des raisons éthiques aucun test avec de l'alcool ne peut être effectué sur des femmes enceintes; on travaille donc avec des animaux. Des études sur les animaux, en plus d'une observation en profondeur des processus biologiques, ont montré avant tout que les lésions spécifiques dépendent de la phase de développement du fœtus durant laquelle l'alcool a été consommé.
Une grande consommation d'alcool pendant la quatrième semaine de grossesse peut, par exemple, influencer la forme de la tête, qui se constitue à ce moment-là. Les reins, par contre, ne seront pas atteints dans cette phase, car ils ne se développent que vers la sixième semaine. Ainsi, une consommation d'alcool épisodique peut provoquer des lésions à des organes spécifiques suivant la phase de développement du fœtus.
Une consommation d'alcool chronique peut engendrer toute la panoplie des lésions organiques et physiologiques.
Un exemple de la complexité dans l'évaluation des risques: le développement du cerveau et sa sensibilité face à l'alcool. Contrairement aux autres organes, le développement du cerveau dure du début à la fin de la grossesse. Le cerveau de l'enfant en devenir est donc vulnérable aux influences de l'alcool durant toute la grossesse.
Voilà pourquoi il est important, pour l'enfant en gestation, que la femme enceinte renonce à sa consommation d'alcool (ou la réduise très fortement) durant chaque phase de sa grossesse.

Quelle quantité est de trop?
On ignore à partir de quelle quantité d'alcool le fœtus souffre de lésions. On ne peut donc pas fixer une limite jusqu'à laquelle une consommation d'alcool serait sans risque pour le fœtus. L'effet sur l'enfant n'est pas seulement déterminé par la quantité d'alcool consommée quotidiennement ou de fortes alcoolisations occasionnelles, mais aussi par la tolérance à l'alcool, différente pour chaque mère et chaque enfant. Il est vrai toutefois que le syndrome fœtal alcoolique n'a été diagnostiqué que sur des nouveaunés de femmes qui ont bu sérieusement durant leur grossesse. Des indices prouvent par contre que même de petites quantités d'alcool (occasions sociales) engendrent des lésions neurologiques minimes chez le fœtus.
D'après une importante étude européenne, il semblerait que 120 g d'alcool pur par semaine (12 verres standart) aient un effet négatif sur la croissance de l'embryon.
Des travaux de recherche ont montré que non seulement la quantité d'alcool consommée dans un laps de temps défini représente un risque pour le fœtus, mais aussi la quantité absorbée à chaque fois; ainsi, une femme qui boit un verre de vin chaque jour de la semaine expose son enfant à un risque moins grand que celle qui boit sept verres en une fois.
L'influence de la consommation d'alcool maternelle varie d'un bébé à l'autre. Les caractéristiques propres à la mère jouent aussi un rôle dans le développement des effets de l'alcool sur le fœtus. Ainsi, le risque augmente avec l'âge de la femme et le nombre de grossesses précédentes.
Une femme dont le foie serait endommagé par une consommation chronique d'alcool, et qui pour cette raison transforme l'alcool plus lentement, a un risque plus grand de provoquer des lésions dues à l'alcool chez le fœtus.
Le principe est le suivant: l'alcool n'est pas un produit de consommation pour le fœtus. Il est toxique pour l'enfant à venir, que ce soit en petite ou grande quantité, et pas uniquement lorsque la mère en est dépendante.
Les femmes enceintes ou celles qui désirent un enfant devraient limiter fortement leur consommation d'alcool.
La plupart des femmes le savent et se comportent de manière adéquate.
Un verre de bière ou de vin n'est probablement pas dangereux. Le second par contre peut déjà être de trop. Les occasions uniques avec forte consommation d'alcool sont à éviter.
Il serait encore mieux de renoncer totalement à l'alcool durant la grossesse
.
Clic ici pour l'article de Santé Magazine

Aider les femmes dépendantes
Beaucoup de femmes ne sont pas conscientes des lésions bouleversantes et profondes que la consommation d'alcool peut provoquer durant la grossesse. Il est urgent d'avoir une population mieux avertie, ainsi qu'une prévention ciblée faite par les gynécologues, les cliniques spécialisées dans le traitement des dépendances et les services de traitement ambulatoires qui soutiendraient et conseilleraient avant tout les femmes et les mères en danger. Un encadrement adéquat des femmes enceintes ayant des problèmes d'alcool est tout aussi nécessaire.

Le rôle du père dans le SFA
On ne parle pas de cette question, et le syndrome fœtal alcoolique (s'il est traité) est souvent considéré comme un problème uniquement féminin. Jusqu'à ce jour, la recherche s'est presque exclusivement concentrée sur les risques encourus par le fœtus lorsque la mère consomme de l'alcool. Beaucoup d'études ont pourtant montré que les enfants d'hommes alcooliques ont souvent des capacités intellectuelles inadaptées et qu'ils sont plus fréquemment hyperactifs que des enfants d'hommes sobres. Ces constatations se retrouvent aussi dans des études sur des enfants adoptés.
On a donc la certitude que des facultés cognitives perturbées et l'hyperactivité ne sont pas imputables à l'environnement social. Ces données prouvent que le comportement paternel face à la boisson a une influence sur les chances de développement de l'enfant, même si cette influence n'est pas directe sur le placenta et le cordon ombilical.
Des expériences sur les animaux montrent que les descendants d'animaux masculins alcooliques ont une capacité de survie diminuée et que leur maturité est déficitaire à la naissance.
La consommation d'alcool paternelle n'agit pas directement sur le fœtus, mais elle détériore la qualité du sperme. Quelques indices montrent que des pères buvant beaucoup d'alcool infligeront des lésions à leurs descendants par leur sperme déformé.
On ignore encore quels mécanismes y correspondent et à partir de quelle dose un effet est perceptible.
Le rôle et la responsabilité de l'homme ne doivent pas être négligés : beaucoup d'hommes incitent les femmes à boire aussi pendant leur grossesse, ou alors ils exigent d'elles qu'elles renoncent à l'alcool, mais ne font eux-mêmes aucun effort.
Le syndrome fœtal alcoolique nest pas uniquement un problème spécifiquement féminin. C'est bien plus un problème de société qui concerne tous les hommes et toutes les femmes.

Aider les enfants atteints du SFA
Une guérison des enfants atteints du syndrome fœtal alcoolique n'est pas possible. Par une opération, certaines malformations peuvent être allégées ou supprimées. Il n'existe pas de médicament qui permett de supprimer l'un ou l'autre de ces retards de développement. À la naissance heureusement, le développement de nombreux organes n'est pas achevé. Ceci est valable en particulier pour la maturité du cerveau. Grâce à des mesures de stimulation, on obtient en partie des améliorations surprenantes, même si une guérison totale est impossible.

Drogue, médicament et grossesse
Beaucoup de substances, prises par les femmes sans risque pour leur santé, peuvent représenter un danger pour l'enfant à venir. Naturellement, il existe aussi une série de substances qui nuisent aussi bien à la mère qu'au développement du foetus. Dans tous les cas, les femmes enceintes devraient consulter leur médecin avant de prendre des médicaments ou d'autres substances, afin d'en connaître les conséquences pour leur enfant.

Clic ici pour la liste des subsances
Cette liste des substances par ordre alphabétique indique uniquement les dangers pour la santé de l'enfant de la consommation d'alcool lors de l'allaitement, ainsi que des suites pour une prochaine grossesse.

En cas de problème, aller sur :
Association de femmes à l'écoute des femmes malades de l'alcool

Cherchez avec : Google - Yahoo - MSN -