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Alcool: effets à moyen et long termes
Aspect physique
Faciès rougeâtre.
Dilatation capillaire disséminée sur le visage (pommette, oreille, nez).
Conjonctive de l'il blanche ou jaunâtre.
Dilatations capillaires.
Yeux globuleux, avec parfois un dème de la paupière qui limite l'ouverture de l'il.
Langue est fendillée ou crevassée, parfois recouverte d'un enduit épais blanc - jaunâtre.
Haleine caractéristique.
Dépendance psychique
Elle s'installe plus ou moins rapidement suivant les individus. Cela va plus vite chez la femme que chez l'homme. La phase cruciale de cette dépendance se caractérise par la perte du contrôle des quantités absorbées. Tout le comportement de l'alcoolique sera centré par l'alcool d'où une baisse des activités professionnelles, sociales, etc.
Dépendance physique
Elle se caractérise par des symptômes de sevrage (le matin car cela fait suite à l'abstinence de la nuit).
Tremblements des mains (signe du serment).
Tremblements de la langue.
Crampes, fourmillements Nausées, vomissements.
Tachycardie.
Hypotension orthostatique.
Anxiété.
Irritabilité.
Humeur dépressive.
Troubles du sommeil.
Tous ces signes sont calmés par l'absorption d'alcool.
Modification psychologique
Régression affective.
Passivité et dépendence par rapport à l'entourage.
Désintérêt progressif pour la famille.
Sentiment de honte:
Sentiment d'être abandonné de son entourage.
Déni ou minimisation l'alcoolisme.
Jalousie pathologique, fidélité du partenaire remise en cause
Etats dépressifs secondaires
Dépression réactionnelle à la prise d'alcool. Provoquée ou accentuée par la dégradation intellectuelle et physique, le climat climat familial assombri, l'insertion professionnelle difficile, les échecs répétés des tentatives de sevrage, la culpabilité liée aux rechutes (la personne se sent triste et boit).
La dépression du sevrage peut arriver avant, pendant ou après le sevrage. Il faut le traiter car il favorise les rechutes.
Modifications du caractère.
Instabilité caractérielle.
Irritabilité.
Colère violente brusque pour des motifs futiles.
Réactions imprévisibles.
Intolérance à la frustration.
Perte d'emploi occasionnée par l'absentéisme.
Atteinte des fonctions intellectuelles supérieures.
Recherche d'autres alcooliques pour boire ensemble.
Complication physiques
Manifestations hépatiques.
Stéatose: infiltration dans le foie de triglycérides ce qui donne des hépatites dans 30 à 40 % des cas.
Hépatite alcoolique: aiguë, latente.
Hépatomégalie lisse, régulière, ferme, parfois un ictère discret et souvent peu de signes cliniques.
Evolution en cirrhose: fibrose progressive.
Splénomégalie (grosse rate).
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Alcool: effets à moyen et long termes
suite des Complication physiques
Manifestations pancréatiques.
Pancréatique chronique.
Douleur très importante au niveau du creux épigastrique avec irradiation dans les deux hypochondres et dans le dos.
Manifestations sophagiennes.
sophagite ulcéreuse (effet direct de l'acool).
sophagite chronique (reflux gastro sophagien).
Varices sophagiennes.
Cancer de l'sophage.
Complications gastriques.
Gastrite alcoolique aiguë et chroniques Injection importante et rapide d'alcool fort. Douleur épigastrique violente.
Complications neuro psychiatriques.
Ivresse et coma alcoolique.
Polynévrite des membres inférieurs.
Fatigue à la marche, crampes.
Déficit moteur.
Steppage: accrochage du pied quand on monte les escaliers.
Névrite optique
Atteinte directe du nerf optique.
Baisse de l'acuité visuelle.
Cécité irréversible si absence de traitement.
Encéphalopathie de Gayet-Werniette. Troubles de la conscience.
Agitation, confusion onirique.
Fabulation importante.
Paralysie des nerfs oculomoteurs.
Troubles de l'équilibre.
Troubles végétatifs.
Signes de polynévrite dans 70% des cas.
Si le traitement est précoce, il y a guérison complète sinon il y a des séquelles (syndrome de Korsakoff).
Syndrome de Korsatoff.
Séquelle d'une encéphalopathie de Gayet Werniette.
Amnésie antérograde (oubli au fur et à mesure) pouvant devenir totale.
Désorientation temporelle.
Fabulation.
Déni de la maladie.
Polynévrite souvent associée.
Affaiblissement intellectuel.
L'attention.
La mémoire.
Le jugement.
L'autocritique.
Délires chroniques.
Persécution et jalousie.
Mécanisme interprétatif ou hallucinations auditives.
Troubles neuro-psychiques.
Le foie malade ne rempli plus son rôle d'épuration. Des substances toxiques vont atteindre le système nerveux central et entraîner:
Coma hépatique terminal.
Destruction hépatique quasi totale.
Le sujet plonge dans le coma et n'en sort pas. Epilepsie.
Complications cardiaques.
Effet toxique de l'alcool sur le myocarde.
Effet de l'alcool sur le cerveau

Comparaison entre IRM de deux hommes de 43 ans : l'un normal, l'autre alcoolique.
Le cerveau de l'homme alcoolique à droite est massivement rétréci en raison de la perte de cellules.
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Alcool: effets à court terme
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La polyconsommation
Parfois, les comportements d'usage se compliquent lorsque la même personne consomme plusieurs produits.
La consommation d'un produit entraîne souvent des consommations associées :
> alcool et cigarette,
> cannabis, tabac et alcool,
> ecstasy et médicaments psychoactifs, etc.
Deux cas de polyconsommation
1- Usage régulier
Consommation de différents produits plusieurs fois par semaine (exemple : tabac + alcool + anxiolytiques) ,
2.- Association de plusieurs produits
Consommation dans une même soirée (exemple: cannabis, alcool et tabac).
Dans ces deux cas, on parle de polyconsommation.
Les dangers sont souvent méconnus. Conjugués, les effets des produits peuvent être amplifiés, entraînant des risques plus graves pour la santé.
Selon une enquête :
> 3/4 des expérimentateurs de cannabis déclarent fumer du tabac de temps en temps,
> 55 % d'entre eux fument régulièrement du tabac,
> 29% des hommes qui prennent des somnifères ou des tranquillisants ont une consommation d'alcool problématique,
> les fumeurs réguliers de tabac ont plus souvent une consommation d'alcool excessive.
Alcool + autres drogues: mutiplication des dangers
L'alcool est souvent associé à d'autres produits: tabac, antidépresseur, anxiolytique, cannabis, ecstasy, GHB et autres.
Mélanger ces produits à risque, c'est multiplier les dangers.
Certains mélanges peuvent entraîner la mort.
Chez certaines personnes, cela peut provoquer des dérèglements sévères, voire irréversibles (hallucinations ou modifications de perception et de prise de conscience, dédoublement de la personnalité, sentiment de persécution, forte anxiété, bouffées délirantes).
Pour les autres, les risques ne sont pas négligeables:
Risques de santé
Dégradation du physique, fragilité aux maladies et aggravation de celles qui existent
Risques sociaux = accidents et dommages physiques pour soi et les autres
Autres risques liés à la dépendance et au manque.
Régulièrement, les faits divers démontrent à quel point les conséquences de la polyconsommation peuvent être dramatiques.
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