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Alcool: effets à moyen et long termes


Alcool: effets court terme

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La polyconsommation
Parfois, les comportements d'usage se compliquent lorsque la même personne consomme plusieurs produits.
La consommation d'un produit entraîne souvent des consommations associées :
> alcool et cigarette,
> cannabis, tabac et alcool,
> ecstasy et médicaments psychoactifs, etc.

Deux cas de polyconsommation

1- Usage régulier
Consommation de différents produits plusieurs fois par semaine (exemple : tabac + alcool + anxiolytiques) ,

2- Association de plusieurs produits
Consommation dans une même soirée (exemple: cannabis, alcool et tabac).
Dans ces deux cas, on parle de polyconsommation.
Les dangers sont souvent méconnus. Conjugués, les effets des produits peuvent être amplifiés, entraînant des risques plus graves pour la santé.
Selon une enquête :
> 3/4 des expérimentateurs de cannabis déclarent fumer du tabac de temps en temps,
> 55 % d'entre eux fument régulièrement du tabac,
> 29% des hommes qui prennent des somnifères ou des tranquillisants ont une consommation d'alcool problématique,
> les fumeurs réguliers de tabac ont plus souvent une consommation d'alcool excessive.

Alcool + autres drogues: mutiplication des dangers
L'alcool est souvent associé à d'autres produits: tabac, antidépresseur, anxiolytique, cannabis, ecstasy, GHB et autres.
Mélanger ces produits à risque, c'est multiplier les dangers.
Certains mélanges peuvent entraîner la mort.
Les faits divers démontrent les conséquences dramatiques de la polyconsommation.
Chez certaines personnes, cela peut provoquer des dérèglements sévères, voire irréversibles (hallucinations ou modifications de perception et de prise de conscience, dédoublement de la personnalité, sentiment de persécution, forte anxiété, bouffées délirantes).
Pour les autres, les risques ne sont pas négligeables:
Risques de santé
Dégradation du physique, fragilité aux maladies et aggravation de celles qui existent
Risques sociaux = accidents et dommages physiques pour soi et les autres
Autres risques liés à la dépendance et au manque.

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Aspect physique
Faciès rougeâtre.
Dilatation capillaire disséminée sur le visage (pommette, oreille, nez).
Conjonctive de l'œil blanche ou jaunâtre.
Dilatations capillaires.
Yeux globuleux, avec parfois un œdème de la paupière qui limite l'ouverture de l'œil.
Langue est fendillée ou crevassée, parfois recouverte d'un enduit épais blanc - jaunâtre.
Haleine caractéristique.

Dépendance psychique
Elle s'installe plus ou moins rapidement suivant les individus. Cela va plus vite chez la femme que chez l'homme. La phase cruciale de cette dépendance se caractérise par la perte du contrôle des quantités absorbées. Tout le comportement de l'alcoolique sera centré par l'alcool d'où une baisse des activités professionnelles, sociales, etc.

Dépendance physique
Elle se caractérise par des symptômes de sevrage (le matin car cela fait suite à l'abstinence de la nuit).
Tremblements des mains (signe du serment).
Tremblements de la langue.
Crampes, fourmillements Nausées, vomissements.
Tachycardie.
Hypotension orthostatique.
Anxiété. Irritabilité.
Humeur dépressive.
Troubles du sommeil.
Tous ces signes sont calmés par l'absorption d'alcool.

Modification psychologique
Régression affective.
Passivité et dépendence par rapport à l'entourage.
Désintérêt progressif pour la famille.
Sentiment de honte:
Sentiment d'être abandonné de son entourage.
Déni ou minimisation l'alcoolisme.
Jalousie pathologique, fidélité du partenaire remise en cause

Etat dépressif secondaire
Dépression réactionnelle à la prise d'alcool. Provoquée ou accentuée par la dégradation intellectuelle et physique, le climat climat familial assombri, l'insertion professionnelle difficile, les échecs répétés des tentatives de sevrage, la culpabilité liée aux rechutes (la personne se sent triste et boit).
La dépression du sevrage peut arriver avant, pendant ou après le sevrage. Il faut le traiter car il favorise les rechutes.

Modifications du caractère.
Instabilité caractérielle. Irritabilité.
Colère violente brusque pour des motifs futiles.
Réactions imprévisibles. Intolérance à la frustration. Perte d'emploi occasionnée par l'absentéisme. Atteinte des fonctions intellectuelles supérieures. Recherche d'autres alcooliques pour boire ensemble.

Alcool et cerveau: IRM

Comparaison entre IRM de deux hommes de 43 ans : l'un normal, l'autre alcoolique.
Le cerveau de l'homme alcoolique à droite est massivement rétréci en raison de la perte de cellules.
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Alcool et vitamine B1
L'alcool détruit les neurones soit directement lors de doses massives, soit en empêchant l'absorption digestive des vitamine B1 et B6. Les neurones ayant absolument besoin de ces vitamines pour vivre, il y a mort neuronale.
La vitamine B1 ou thiamine est antinévritique et joue un rôle important dans la transmission de l'influx nerveux. Elle est essentielle au métabolisme du cerveau et indispensable à l'assimilation des sucres car elle régule l'utilisation énergétique du glucose. En cas de carence, les cellules qui souffrent en premier de ce manque sont celles qui utilisent largement les sucres, à savoir les cellules nerveuses, d'où les douleurs névritiques, suivies de fatigue et de faiblesse musculaire.
La vitamine B1 est utilisée dans le traitement des atteintes nerveuses périphériques pour améliorer la régénérescence et la reconstruction nerveuse. Elle est sytématiquement délivrée aux patients alcooliques pour lutter contre la polynévrite périphérique touchant les membres inférieurs.
L'apport conseillé chez l'adulte est de 1,5 mg par jour de vitamine B1. Ces besoins sont accrus dans certaines circonstances: chez les alcooliques, en période de grossesse ou d'allaitement ou encore en cas de pathologie hépatique. Les principales sources de vitamine B1 sont la levure de bière, les germes de céréales (pain complet, riz complet, flocon d'avoine), les légumes secs, les noix, les châtaignes, le foie et les autres abats, le jaune d'oeuf, le lait mais aussi la viande et le poisson.

Complication physiques
Manifestations hépatiques.
Stéatose: infiltration dans le foie de triglycérides ce qui donne des hépatites dans 30 à 40 % des cas.
Hépatite alcoolique: aiguë, latente.
Hépatomégalie lisse, régulière, ferme, parfois un ictère discret et souvent peu de signes cliniques.
Evolution en cirrhose: fibrose progressive.
Splénomégalie (grosse rate).
Manifestations pancréatiques.
Pancréatique chronique.
Douleur très importante au niveau du creux épigastrique avec irradiation dans les deux hypochondres et dans le dos.
Manifestations œsophagiennes.
Œsophagite ulcéreuse (effet direct de l'acool).
Œsophagite chronique (reflux gastro œsophagien).
Varices œsophagiennes.
Cancer de l'œsophage.
Complications gastriques.
Gastrite alcoolique aiguë et chroniques Injection importante et rapide d'alcool fort. Douleur épigastrique violente.
Complications neuro psychiatriques.
Ivresse et coma alcoolique.
Polynévrite des membres inférieurs.
Fatigue à la marche, crampes. Déficit moteur.
Steppage: accrochage du pied quand on monte les escaliers.
Névrite optique
Atteinte directe du nerf optique.
Baisse de l'acuité visuelle.
Cécité irréversible si absence de traitement.
Encéphalopathie de Gayet-Werniette. Troubles de la conscience.
Agitation, confusion onirique.
Fabulation importante.
Paralysie des nerfs oculomoteurs.
Troubles de l'équilibre. Troubles végétatifs.
Signes de polynévrite dans 70% des cas.
Si le traitement est précoce, il y a guérison complète sinon il y a des séquelles (syndrome de Korsakoff).
Syndrome de Korsatoff.
Séquelle d'une encéphalopathie de Gayet Werniette.
Amnésie antérograde (oubli au fur et à mesure) pouvant devenir totale.
Désorientation temporelle.
Fabulation. Déni de la maladie.
Polynévrite souvent associée.
Affaiblissement intellectuel.
L'attention. La mémoire. Le jugement.
L'autocritique. Délires chroniques.
Persécution et jalousie.
Mécanisme interprétatif ou hallucinations auditives.
Troubles neuro-psychiques.
Le foie malade ne rempli plus son rôle d'épuration. Des substances toxiques vont atteindre le système nerveux central et entraîner:
Coma hépatique terminal.
Destruction hépatique quasi totale.
Le sujet plonge dans le coma et n'en sort pas.
Complications cardiaques.
Effet toxique de l'alcool sur le myocarde.

Deux images saisissantes

Activité neuronale d'un jeune de 15 ans non buveur à gauche et buveur à droite.
Sous l'emprise de l'alcool (à droite), le cerveau du jeune n'est pas en mesure de réfléchir normalement, encore moins de faire preuve de jugement (idem chez les adultes).
New York Times: Grim Neurology of Teenage Drinking

Effets de l'alcool sur le système nerveux

Les effets de l'alcool sur le système nerveux forment un ensemble complexe et sont à l'origine de nombreuses perturbations.

Perturbations du sommeil
Il a une action négative à la fois sur la qualité du sommeil, et, pendant la journée, sur la vigilance. Ainsi, les perturbations du sommeil sont fréquentes chez les personnes alcooliques, mais également chez certaines personnes qui ont complètement cessé de boire.

Delirium tremens
C'est une affection gravissime, qui peut se manifester lors du sevrage d'une personne alcoolo-dépendante.

Epilepsie
L'alcoolisme apparaît comme la première cause d'épilepsie tardive de l'adulte.
Les personnes alcooliques peuvent présenter des crises d'épilepsie liées au sevrage, ou, dans une moindre fréquence, à une ivresse.

Accidents vasculaires cérébraux (AVC)
L'alcool est un facteur de risque d'accidents vasculaires cérébraux, notamment d'infarctus cérébral et d'hémorragie cérébrale et


augmente les risques de décès de ce type, indépendamment des autres facteurs de risque tels que l'hypertension artérielle, le tabac, le diabète ou les antécédents d'accident vasculaire cérébral.

Démence alcoolique
L'alcoolisation chronique est considérée comme la troisième cause de démence chez les malades hospitalisés. L'abus prolongé d'alcool pouvant éventuellement provoquer des lésions cérébrales et donner lieu à des symptômes proches de ceux de la démence, on a longtemps considéré l'alcool comme un facteur de risque de la Maladie d'Alzheimer. On connaît cependant peu de choses sur un quelconque lien entre la consommation modérée et la fonction cognitive.

Hallucinations
Les buveurs peuvent être victimes d'illusions (sensations déformées à partir d'un élément sensoriel réel) ou d'hallucinations (sensations perçues sans élément sensoriel réel).

Coma éthylique
La consommation d'une très forte quantité d'alcool peut provoquer un coma éthylique.

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