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Le Sevrage alcoolique


L'alcoolisme, maladie génétique?
Si l'alcoolisme possède des causes génétiques, il n'est en aucun cas une maladie familiale, héréditaire. Ce n'est pas un destin, une tare, et les parents atteints par cette maladie ne la transmettront pas obligatoirement à leurs enfants. Il s'agit plutôt de facteurs de prédisposition, de fragilité génétique, comme ils en existent pour de nombreuses autres pathologies: insuffisance coronaire, diabète, dépression, etc.). Ces facteurs doivent inciter le sujet à la prudence et à la prévention.
Le caractère familial de l'alcoolisme est peu discutable: la concordance pour l'alcoolisme est deux fois supérieure chez les jumeaux homozygotes (développés à partir d'un seul oeuf) que chez les jumeaux hétérozygotes (développés à partir de deux oeufs différents). Le risque de développement de la maladie est 3 fois supérieur chez les enfants adoptés de parents biologiques alcooliques, élevés par des parents adoptifs non alcooliques.
Ces caractères de prédisposition génétiques sont mal connus et parfois contestés:
présence de gènes particuliers (exemple allèle A1 du gène du récepteur D2 à la dopamine, médiateur du système cérébral de
récompense).
La dégradation dans l'organisme de l'alcool diffère selon les individus, leurs sexes et les ethnies probablement du fait d'un fonctionnement différent et génétiquement déterminé des enzymes qui en sont responsables.
Cliniquement, il est établi que les enfants d'alcooliques, eux-mêmes non alcooliques présentent des réactions psychomotrices et cognitives moins marquées pour une dose identique et modérée d'alcool que les enfants de non alcooliques. Ceci pourrait altérer les capacités d'auto-contrôle des consommations d'alcool et en faciliter l'abus.

Addiction et génétique
Les gènes jouent un rôle important dans la consommation d'alcool: 43%. Les gènes sous entendent également en partie le caractère familial de certain types d'addictions comportementales. Les comportements les plus héritables sont justement ceux associés aux conduites addictives. Le poids des gènes est de 71 à 76% dans l'association phénotypique entre le trouble des conduites et l'alcoolo-dépendance.
Des études montrent, qu'en plus des facteurs spécifiques à chaques type d'addiction, il existe une part de succeptibilité génétique commune aux dépendances.
L'existence d'une agrégation familiale des addictions, ainsi que d'une vulnérabilité génétique aux différentes dépendances fait admettre la possibilité que les facteurs génétiques communs participent au risque des individus de développer une dépendance.
Un défici précoce et précoce du système de récompense, pourrait intervenir à chacune des grandes étapes du développement.
En d'autres termes, une relation de dépendance aliénant envers un produit toxique ou non (l'addiction) est favorisé par certains facteurs environnementaux, psychologiques,
génétique ou héréditaire.

L'alcoolisme est responsable d'env. une hospitalisation sur cinq et représente la deuxième cause de mortalité (plus de 35'000 décès par an en France), après la cigarette. Il est possible de s'en sortir et guérir de cette véritable maladie, grâce au sevrage alcoolique. Codifié par les médecins, il est réalisé à l'hôpital ou chez soi, en ambulatoire.
Pour de nombreux spécialistes, l'alcoolodépendance est surtout psychologique. Le sevrage comporte deux phases. La première est un sevrage physique qui dure sept jours. Après, commence le sevrage psychologique. Les patients bénéficient d'un suivi régulier, plusieurs mois voire plusieurs années après l'arrêt de l'alcool.
Le moindre verre d'alcool peut faire replonger un ancien alcoolodépendant. Le corps et l'esprit se souviennent des pseudo-bienfaits des ces boissons.
Un sevrage se vit jour après jour. S'il ne se fait pas sans mal, on peut y arriver et il est moins douloureux que de continuer à consommer.
Tout le monde ne vit pas les mêmes symptômes. Le sevrage physique est plus rapide et moins éprouvant que le sevrage psychologique.

Sevrage physique: symptômes
On estime que la moitié des alcoolodépendants présentent une dépendance physique et risquent de faire une crise au moment du sevrage. Le sevrage alcoolique doit donc être très bien encadré. Les symptômes se déclanchent env. 6 à 12 heures après la dernière prise d'alcool.
Symptômes physiques: hyperactivité sympathique, augmentation de la transpiration (sueurs froides et chaudes), tachycardie, trémulations (tremblement des extrêmités), nausées ou vomissements, maux de tête, insomnies fréquentes, déshydratation, malaises et vertiges, hypertension artérielle, crise comitiale (épilepsie), hallucinations visuelles, tactiles ou auditives, delirium tremens (forme sévère).

Sevrage phychologique: symptômes
Pendant le sevrage psychologique, on peut vivre des peurs plus ou moins fortes, des anxiétés, des insomnies, se sentir aussi saoul(e) que si on a consommé, vivre des colères intérieures et un mal être, des dépressions, ressentir une obsession de consommer plus ou moins violente, jour et nuit. Il arrive qu'on rêve d'avoir bu et se réveiller terrifié. Cette obsession qui peut durer plusieurs mois voire d'avantage, est très éprouvante psychologiquement. Ceci nécessite de trouver des trucs et des astuces pour maintenir sa motivation. Voir ci-contre >

L'alcool et le cerveau
Voir aussi > Cerveau et Dépendance
Longtemps restés sans explication devant le phénomène de dépendance à l'alcool, les médecins savent aujourd'hui que cette maladie est en fait provoquée par des modifications biochimiques dans le cerveau.
Les neurones sont reliés entre eux par des synapses. Les informations sont transmises sous forme d'influx nerveux par des messagers chimiques, les neurotransmetteurs. Pour que tout fonctionne correctement, il y a un équilibre entre les substances qui stimulent la communication, comme le glutamate et les endorphines, et celles qui l'inhibent.
L'alcool, plus précisément l'éthanol qui y est contenu, agit dans les régions du cerveau qui contrôlent notre comportement et perturbe cet équilibre en favorisant l'inhibition.

L'alcoolodépendance
L'alcool fait partie de la culture des Français. Près de 40 millions d'entre eux en boivent et 5 millions auraient une consommation anormale. Les risques sont de passer à une consommation nocive pour la santé et de devenir dépendant.
L'alcoolodépendance est définie en fonction de la consommation et du rapport à l'alcool.
En général, on estime qu'au-delà de trois/quatre verres par jour pour un homme et deux/trois pour une femme, la consommation est excessive.
La personne bascule dans l'alcoolisme, lorsque la dépendance s'installe. Elle ne peut alors se priver d'un verre et reste incapable de contrôler sa consommation. Ce n'est pas un manque de volonté. C'est une vraie maladie.

Rester abstinent Trucs et Asctuces
Voir aussi > Consommation: réduire
Le corps et l'esprit se souviennent des pseudo-bienfaits de l'alcool. Le moindre verre peut faire replonger un ancien alcoolodépendant. Il s'agit donc de faire provision de trucs et d'astuces pour entretenir la motivation et rester abstinent.
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